Voici bientôt 1 an que je vous montre mes poteries et beaucoup d’entre vous m’ont confié vouloir s’y mettre. Et bien bonne nouvelle : c’est l’occasion ou jamais puisque Edwige organise un stage de poterie pour adultes du 1er au 5 août prochain (tous les après midi de 14h à 18h). Il s’agit d’un stage donc le rythme est assez intensif, l’idéal pour apprendre très vite tout en s’amusant en petit groupe. Bref n’attendez plus pour vous inscrire ! Tél : 03 44 39 63 18.
Nota : Comme le stage se déroule en province (à 35min de Paris, direct en train et très facile en voiture), à Crepy-en-Valois, le prix de ce stage est extrêmement bas comparé à un stage identique sur Paris, bref vraiment c’est très intéressant. Aucun matériel à rapporter sinon des vêtements et des chaussures qui ne risquent pas les éclaboussures de terre ^____^ (et un gateau hihi… clin d’œil aux gourmandes de l’atelier) lala
Voilà une question qu’on me pose souvent. Globalement la réponse devrait être simple, soit c’est oui soit c’est non. Pourtant je reste toujours hésitante. Pourtant je n’aime pas la viande, je n’ai même jamais aimé ça. Pourtant je n’en mange jamais. Pourtant j’adore les légumes et autres tofus. Et si être végétarien ça ne se résumait pas qu’à ce qu’on a dans son assiette mais aussi à la façon dont on voit le contenu de son assiette ?
Bon bien sûr je ne suis pas entrain de dire qu’on peut se manger un tournedos tous les soirs et être végétarien.
Souvent quand on dit aux gens qu’on est végétarien, on a le droit à toute une série de questions et affirmations. Morceaux choisis :
- T’as eu un trauma dans l’enfance ? (sous-entendu « t’as mal digéré Bambi ? »)
- C’est religieux ? (oui tous les matins je prie devant un autel de poireaux et carottes pour rendre hommage à Barbakman mon dieu qui m’empêche de manger de la viande)
- T’es sûre de ne pas aimer un tout petit peu ? (oh si je rafole du smoothie de foie de veau)
- Faut manger de tout, quel dommage que tes parents ne t’aient pas éduquée
- T’as peur qu’on fasse du mal aux animaux mais qu’on charcute une salade ça te laisse insensible (figurez vous que je suis sensible au cri inaudible de la salade)
- Nan mais donc tu manges pas de foie gras, pas de roti de veau, pas de saucisson, pas choucroute, etc. Ça doit te manquer non ? Alleeeeez !
- Nan mais tu peux en manger c’est des saucisses, c’est pas vraiment de la viande (sérieusement ?)
- Je me disais bien que tu n’avais pas la santé pâle comme tu es (regardez moi, je cours 20 bornes par semaine et je suis mourante, je suis un quasi-zombie)
- Quand on a faim on mange ! (j’ai conscience que le végétarisme est un luxe que peu de gens dans le monde peuvent se permettre, j’y reviendrai plus après)
Malgré le recul que j’avais sur mes choix alimentaires, j’avais beaucoup de mal à les exprimer. Il y a quelques mois je suis tombée sur Eating Animals de Jonathan Safran Foer. J’aimais déjà beaucoup l’auteur, là ça se passe de mots. Je recommande beaucoup ce livre aux végétariens comme aux « omnivores », finalement je le recommande à chaque personne qui se nourrit et qui a la chance de pouvoir faire un choix dans son alimentation (ça en fait du monde).
Au déla de pouvoir formuler mes réponses, j’ai déjà pu formuler bon nombre de questions que je me posais depuis toutes ces années.
Le végétarisme en réponse à la souffrance animale
Il y a un point sur lequel beaucoup de gens se mentent : mourir est une chose difficile voire douloureuse. Dans le cas des animaux d’élevage le second point est quasi inévitable. Seules 2 variables entrent en jeu et vont faire que vous participez à une chaîne alimentaire ou à une torture illégitime et inhumaine : les conditions d’exécution de l’animal et SURTOUT les conditions de vie de l’animal. Bien sûr on ne peut pas suivre un animal de sa naissance à son exécution (à moins que vous habitiez près de la ferme où se sert votre boucher). Mais franchement quand vous déambulez dans les rayons boucheries de votre supermarché et que vous voyez le roti de veau à un prix défiant tout concurrence ne vous faîtes pas d’illusions : oui cet animal a souffert ! Comment peut-on donner suffisamment d’espace, de soins et de nourriture à un animal si son prix de vente au kilo ne dépasse pas le prix d’un pack de flotte ? Soyons réalistes et arrêtons de nous voiler la face 2 minutes. Actuellement on est entouré de scandales à l’E.Coli. Ce n’est malheureusement que le début de la panique alimentaire : les animaux sont génétiquement sélectionnés pour être plus viandus, moins ceci et moins cela, leur système immunitaire est défaillant et prolifère de bactéries dont l’E Coli. Si vous croyez que l’animal qui finira dans votre assiette a été choyé, caliné et délicatement coupé en morceaux, vous vous plantez royalement. En cherchant rapidement sur le net vous trouverez des vidéos d’abattage et dépeçage. Il n’est pas rare que ci et là un contenu d’intestins se déverse sur de la viande « saine », mais qu’importe on passe tout ça au karsher et la viande n’en pèsera que plus lourd. Peut-on manger de la viande et ne pas participer à la souffrance animale ? Difficilement mais il est cependant possible de diminuer la souffrance d’un animal notamment par une forme d’agriculture bio où le nombre de têtes de l’élevage est faible, limitant fortement les revenus de l’agriculteur et lui laissant peu de recours en cas de coup dur. Une autre solution est possible mais pour celle-ci j’employerai des pincettes : la chasse. En effet, tuer soi même un animal c’est s’assurer de la dose de souffrance portée à l’animal lors de son exécution. Pourtant courir après un animal, lui faire peur et s’y reprendre à 10 fois pour lui faire pousser son dernier souffle n’est vraiment pas conseillé pour limiter sa souffrance.
Dans le cas de la souffrance animale, on pense souvent aux animaux terrestres et on néglige souvent les poissons (sauvages comme en élevage). Et bien après avoir vu comment on pêchait un thon ou comment vivait un saumon en élevage j’avoue que je reste encore très hésitante quand à la consommation de ses espèces.
Les protéines
Comme je le disais plus avant, on sélectionne les espèces pour les rendre plus riches en viande ainsi la plupart des espèces sont à présent incapables de se reproduire par des voies naturelles et sont contraintes à la fertilisation assistée tant la nature ne peut plus supporter les aberrations destinées à nous donner chaque jour notre lot de protéines. Finalement de la protéine, les gens en mangent en quantité mais quid de la qualité ? Une nouvelle fois, la seule garantie pour s’assurer de la qualité de la viande est de connaître l’exploitation auprès de laquelle on se fournit ou de privilégier la filière bio.
Pour ce qui est de l’apport en protéines pour un végétarien et bien je consomme des œufs et beaucoup de céréales et de légumineuses et tadaaaam.
Le végétarisme comme choix écologique
Mon engagement personnel dans la cause écolo et mon envie d’adapter ma vie au monde dans lequel je vis ont participé à mon végétarisme. En effet, il faut presque 20.000L d’eau pour produire 1kilo de viande de bœuf. Combien même je mangerais de la viande bio et réduirais le nombre d’intermédiaires et d’emballages-déballages-emballages entre le morceau de viande et moi-même, je ne pourrais pas réduire significativement la consommation d’eau et la création de déchets. Aussi pour être en accord avec mes opinions, le végétarisme et le bio se sont un peu imposés à moi au fil des années.
Le végétarisme est un luxe ?
Sincèrement : oui ! C’est un luxe et surtout une sacrée chance. Peu de gens dans le monde ont une alimentation assez diversifiée à portée de main pour se dire : « aujourd’hui je bannis l’apport en protéines des parts animales et je compenserai avec tel ou tel aliments ». Mais ici en France, grenier du monde, on a tout à portée de panier et bien sûr parfois un type d’aliment est plus cher qu’un autre mais cela n’est vrai que si on joue le jeu des supermarchés et de la grande distribution. Les produits frais et surtout les fruits et légumes coûtent une fortune en grande surface et bien souvent non seulement le goût est à se suicider mais en plus on se tire une balle dans le pied en privilégiant des agricultures intensives à l’autre bout du monde (le jour où les géants devront payer pour leur pollution et leur impact sur l’environnement, ils ne seront plus aussi intéressants économiquement parlant). J’ai eu l’occasion depuis mon retour en France de me rapprocher des AMAPs, COOP et autres petits producteurs bio et raisonnés dont je vais parfois visiter les installations parce qu’ils sont fiers de vous montrer leur bestiaux qui courent librement, ils sont heureux de leur coin de terre qu’ils ont passé à la fourche crochue une bonne partie de la saison précédente, etc. et bien les voir, leur parler et voir leurs produits c’est une bouffée d’espoir pour l’avenir mais aussi pour mon portemonnaie. En vivant local, on peut vivre décemment et consommer en quantité mais aussi en qualité. Et si le luxe s’était de mettre les pieds dans la boue ?
Standing
in the ruins of another black mans life
Or flying through the valley
separating day and night
I am am Death,
Cried the Vulture,
for the people of the light
Caron brought his raft
from the sea that sails on souls
and I saw the scavenger departing
taking warm hearts to the cold
he knew the ghetto was a haven
for the meanest creature ever known
in a wilderness of heart break
in a desert of despair
Evil’s clarion of justice
shrieks a cry of naked terror
taking babies from their mamas
leaving grief beyond compare
so if you see the vulture coming
flying circles in your mind
remember their is no escaping
for he will follow close behind
only promise me a battle
a battle
for your soul and mind
and mine
and mine
* RIP Gil Scott Heron *
Et voila la chasse est ouverte !
Rappel du principe : toutes les pièces sont à donner. Une seule par personne. Si vous en voulez une manifestez vous en m’indiquant le numéro de la pièce désirée et un moyen de vous recontacter (twitter, mail, etc.) dans les commentaires. Après je vous recontacte pour avoir votre adresse et j’envoie ça dès que j’ai un moment (idéalement avant l’été).
How-to : every pieces are in a giveaway. One piece by person. If you want one just write down the piece number and a way to contact you (twitter, mail, etc.) in the commentaries. I’ll recontact you to have your address and I’ll send you the piece asap (before Summer)
01 – Support à sachet de thé / Tea bag support
02 – Support à sachet de thé / Tea bag support
Parti !
03 – Support à sachet de thé / Tea bag support
Parti !
04 – Support à sachet de thé / Tea bag support
Parti !
05 – Support à sachet de thé / Tea bag support
Parti !
06 – Support à sachet de thé / Tea bag support
Parti !
07 – Support à sachet de thé / Tea bag support
08 – Petit bol (2cm de haut, 6-7cm de diametre) / Small bowl (2cm high, 6-7cm diameter)
Parti chez Yves !
09 – Petit bol (2cm de haut, 6-7cm de diametre) / Small bowl (2cm high, 6-7cm diameter)
Parti chez AnneSo
10 – Petit bol (2cm de haut, 6-7cm de diametre) / Small bowl (2cm high, 6-7cm diameter)
Parti chez Marie
11 – Petit pichet / Small water pot
Parti chez Emi
12 – Bol/ Bowl
Parti chez Joachim
13 – Bol / Bowl
Parti chez Chloé
14 – Coupelle / cup
15 – Bol / Bowl
Parti chez Laurence
16 – Bol / Bowl
Parti chez Esther
17 – Coupelle / Cup
(attention pièce étrange : le pied n’est pas centré / beware weird piece : foot is not centered)
Parti chez Kmila
18 – Gobelet / Goblet
(cette pièce ne peut être utilisée pour un usage alimentaire car les cloques d’émaillage peuvent être blessantes par endroit / this piece can not be use as a classic crockery because the enamel is pretty sharp and could hurt)
Parti chez Corinne
19 – Support à sachet de thé / Tea bag support
Parti chez Ju
Pour célébrer l’arrivée du printemps (oui j’ai trouvé l’hiver assez rude cette année), je vide mes placards ! Autrement dit je vais donner qui qu’en veut (et qui promet de l’aimer, de le chérir blablabla) certains de mes objets. J’ai remarqué que bon nombre d’entre vous étaient sensibles à mes poteries et ça m’a beaucoup touché ! Justement faire des trucs en poterie c’est bien mais là je sens déjà que ça devient dur à stocker alors faisons d’une pierre deux coups : giveaway de poteries.
Un aperçu ci-dessous des pièces que je vais mettre à dispo à partir du 20 mars (dans l’après-midi puisque le matin je cours dors)
Le principe est simple : toute le monde peut participer, qu’importe le pays d’où vous êtes, qu’importe si on se connait, qu’importe qu’importe qu’importe. Donc le dimanche 20 mars dans l’après-midi, une liste des pièces disponibles va apparaître sur mon blog (celui-là même sur lequel vous êtes, ne bougez pas) et il vous suffira d’écrire le numéro de la pièce désirée et un point de contact (twitter, mail, etc.) en commentaire, ensuite je vous recontacte pour prendre vos coordonnées et vous envoie tout ça. Chaque pièce étant unique, si vous n’êtes pas le premier à la demander il sera impossible que vous l’ayez.
Attention toute pièce non réclamée au bout de 7 jours ira à la personne suivante (je dis ça pour ceux qui profitent du printemps pour se désintoxiquer de l’ordi).
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In order to celebrate Spring I’m emptying my cupboards and drawers and stuff ! In others words I’m going to giveaway a part of my handmade stuff. I noticed some of you were enjoying my pieces of pottery and it does very touch me ! The point is making stuff in pottery is really good but after few months I realized I have plenty of bowls and other stuff. It goes pretty hard to stock so let’s go : let’s giveaway pottery !
You can see some of the available pieces below. Giveaway will start from the 20th March (in the afternoon because in the morning I’m running sleeping). This is pretty simple : everyone can enter, no matter where you’re from, no matter who you are, no matter if I know you, no matter no matter, no matter, everybody is welcome. So on the 20th March in the afternoon I’ll publish a list of available pieces on my blog (the one you’re on so no need to moove) and all you’ll have to do is to write the number of the chosen piece and a contact address (twitter, mail, etc.) in commentary. Then I’ll contact you back to have your physical address and I’ll send you the piece. Every piece is unique so of course if you’re not the first to ask for a piece you can’t have it, sorry.
Beware every piece unclamed after 7 days will go the next one who asked for it (I telling that for the ones which Spring would inspire them a computer desintox)
Rendez-vous le 20 !
See ya the 20th !
Comme j’aime bien manquer de temps, depuis septembre dernier je me suis trouvé une nouvelle occupation : tous les vendredis après-midi je vais à un atelier de poterie. Ce qui est amusant c’est que je suis franchement nulle. En presque 5 mois je n’ai toujours pas réussi à tourner une pièce droite au tour tant et si bien que finalement je fais surtout du modelage (bon pas tant par dépis que par amusement quand même).
Morceaux choisis
Plus de photos sur mon flickr.
Résumé rapide des derniers épisodes : j’étais un petit peu censée partir au Canada en octobre/février prochain (pas très sérieusement, que pour « 1an et plus si affinités »). Toujours à la recherche de nouveaux trucs pour rendre mon quotidien moins trépident j’ai décidé de faire un truc qui me tracassait l’esprit depuis quelques années : passer un diplôme !
Pour ceux qui ne le savent pas, j’ai commencé à bosser dans le web il y a maintenant 9 ans (aïe), j’avais 19 ans et un bac en poche. En gros à l’époque il n’y avait pas vraiment de diplômes, juste des formations au niveau un peu ras des paquerettes et les cours étaient plus une thérapie de groupe qu’un moment d’enseignement pur et dur. Bon bien sûr j’ai trouvé le temps de passer un BTS pendant ces 9 ans (en apprentissage, folie quand tu nous tiens). Ce que j’ai retenu du BTS : un putain d’ennui en cours (sauf en AVA et en arts pla bien sûr).
Bon bien sûr à l’annonce de ma dernière petite démonstration d’ego les réactions ne se firent pas attendre
« mais ça te suffit pas d’être surdouée ? » > non
« tu sais bien que les diplômes ça n’apporte rien » > si
« et pis si c’était pas ça serait autre chose, tu comptes te faire refaire les seins après » > groumph !
En même temps, je comprends parfaitement toutes ces remarques mais qu’il est facile de dire cela lorsqu’on a des diplômes…
Ne pas avoir de diplôme ça a toujours été un complexe assez dur à porter au point qu’au fil des années j’en suis arrivée à vraiment me diminuer par rapport aux gens diplômés alors que je suis plutôt bien placée pour savoir que les diplômes ça n’apporte rien dans la vie et certainement pas une folle expérience de la réalité. Bref paradoxal n’est-ce pas ? A cet argument pas super raisonnable s’ajoute un autre argument plus raisonnable mais bien sûr moins excitant : certains pays (comme le Canada, au hasard) pratiquent l’immigration par point. Alors qu’un BTS ne rapporte rien, un master rapporte direct 4 points.
Me voila donc partie dans ce truc un peu étrange : la VAE (aka la Validation des Acquis par l’Expérience). En gros, si vous vous dîtes que toutes vos dures années de labeur vous ont permis d’acquérir les connaissances équivalentes à un diplôme et bien vous pouvez prétendre à l’obtention de ce diplôme par la simple reconnaissance de vos acquis. Enfin ça c’est sur le papier parce que la réalité est plus sombre. Allez c’est parti !
Alors pour prétendre à un VAE il nous faut :
Bon globalement je checke toutes les conditions requises (si j’ai mangé de l’humain c’est qu’on me l’avait déguisé en courgette).
Une demie femme avertie en valant 2 (enfin 1 entière du coup), j’ai eu la mauvaise idée de me rendre à diverses réunions d’informations dont celle de Paris 8 (Saint Denis, pour les non initiés). En plus d’être chic j’ai le bon goût d’avoir un physique pour le moins poupon. Quand je vais à ce genre de rendez-vous, je prends toujours soin d’avoir une apparence un peu stricte pour ne pas me faire repérer direct. Ce jour-là malgré tous mes efforts ce fût un échec total : quel feu d’artifice. Imaginez une assemblée d’une cinquantaine de personnes d’âges variants (mais pour laquelle un coup d’oeil rapide suffit à dire : ok ma fille t’es encore la gosse du groupe – j’avoue j’ai un peu l’habitude) et le cerbère envoyé par l’université se focalisant uniquement sur votre personne :
« nan mais si vous avez moins de 21 ans inutile de venir ici dans l’espoir d’avoir une dérogation »
roh bouge pas je sors mes papiers !
« avec 3 pauvres années d’expérience, je suis sûre que vous avez appris des choses mais il serait bon de viser au moins 5 ans d’expérience »
rah mais où sont mes papiers bordel
« franchement il serait prétentieux de se réclamer avoir un quelconque savoir universitaire, ici on lit des livres vous savez »
ah merde et biba ça compte pas ?
Après on avait le droit de poser des questions et là aussi ça a été l’occasion d’un joli bouquet :
« quand on vous inscrit ici pour une VAE vous devez obligatoirement payer une inscription en fac pour avoir accès à notre bibliothèque, c’est là que vous trouverez ce qu’ont écrit les profs que vous aurez en jury »
vous voulez que leurs publications n’ont pas réussi à obtenir un numéro d’ISBN ?
regard noir
Après que j’aie dit le mot master sans même avoir le temps de présenter mon profil
« jeune fille – grrrrr- dans votre cas, une licence ça serait déjà pas mal, ce serait même beaucoup »
nan mais vos licences ont un niveau trop faible par rapport à mon profil, ça ne serait pas judicieux
« prenez rendez-vous mais croyez-moi à votre âge on a tous été un peu prétentieux sur ses capacités, c’est propre à la jeunesse » (rire de l’assemblée, nota : quand je serai maître du monde ça va décapiter sec)
c’est propre à la cinquantaine d’être aigrie et frustrée ou bien vous avez toujours été comme ça ?
Bon je suis une chic fille, je ne lui en tiens pas rigueur et j’aime bien être bien informée alors je prends rendez-vous avec la dame qui à présent fait barrage au téléphone :
« non jeune fille -mais lache moi avec ton jeune fille- ce n’est pas avec quelques années d’expérience qu’on tente une VAE, les gens que je reçois ont au moins une dizaine d’année derrière eux »
Ben j’en ai 9 alors on prend rendez-vous ? (j’ai failli avoir le peu ragoûtant réflexe verbal issus de quelques années en banlieue de dire « on prend RDV ou on s’enc**** ? » mais je me suis arrêtée juste à temps)
Le RDV en question fût bien sûr un grand moment. J’ai aimé la tête qui se décompose de la dame qui découvre mon (long) CV et qui toute fière relève la tête et me dit :
« vous savez, si vous mentez dans votre CV, on le saura »
finalement j’aurais mieux faire de la faire ma boulette au tél, on en serait pas là.
A la question « selon vous sur quel projet un peu remarquable avez-vous travaillé ? « Je lui ai parlé de Glucose, un site musical qu’on avait créée avec Jérémie en 2002-2003 grâce auquel les gens une fois enregistrés avaient une interface de mise en ligne de contenu genre un back-office hyper assisté qui fonctionnait comme si chaque membre avait un blog sur notre serveur.
« Et alors? »
et bien c’était bien avant l’arrivée des blogs au grand public sur le net
« et en quoi c’est particulier ? »
et bien c’était du blog avant l’heure
« oui mais les blogs ça change quoi sur internet ? »
chai pas ça change genre 1 milliards de sites avec d’un côté un accès facilité à la mise en ligne de contenus et de l’autre un accès rapide et simple à l’information.
bon bien sûr en bon zèbre bien éduqué, je me suis réfugiée dans mon mutisme habituel et j’ai fait mon joli sourire d’idiote du village au lieu de dire ça puisque je suis bien éduquée « on ne montre pas aux 98% d’ahuris qu’ils sont ahuris, on les laisse dans une douce illusion qui ne perturbe pas la continuité de la ligne et au moins on sait ce qu’on peut attendre d’eux – rien de brillant- » je crois qu’on appelle ça de la sagesse mais franchement mon petit cerbère avait décroché une jolie palme ce jour là.
Au final je suis rentrée chez moi avec une réponse : je ne déposerai pas de dossier en master à Paris 8. En même temps cette réponse ne pouvait que m’emplir de joie, je ne suis pas très fan du Kosovo.
1 – les réunions d’informations : FAIT
2 – trouver des diplômes dont le référenciel correspond à votre parcours professionnel (riez) : FAIT
3 – télécharger un dossier de recevabilité (aka DPO) : FAIT
3 bis – résister à la tentation de refaire intégralement la mise en page du document par défaut fourni par l’université tant celle-ci est piètre et problématiquement conçue et composer avec les tableaux qui sautent, les typos formatées à 6pt etc.
4 – galérer sa mère à remplir ce fichu dossier imbouffable et dépourvu de logique et lentement mais surement s’adapter à la rhétorique propre au milieu universitaire et mettre à bien comme à mal votre goût pour l’écriture même si pendant ce temps là vous mettez complètement vos projets d’écriture plus romancée : FAIT
5 – laisser mijoter 3 à 5 mois (oui j’ai bossé sur le fameux DPO d’août à décembre et il parait que c’est une durée normale, je crains le pire pour la suite) : FAIT (dans la douleur et le tourment je précise)
6 – passer le 31 décembre à finaliser le fameux DPO plutôt que de perdre son temps à virer les cotillons de son verre de champagne : FAIT
7 – laisser mijoter 2 mois (c’est le temps qu’il faut pour le responsable de la formation pour lire votre prose)
8 – au delà des 2 mois, pas de réponse == niet kamarade, il est temps de regarder avec envie ces 2 mètres de corde de chanvre d’un diamètre de 3cm que vous aviez par égard pour votre vous futur laissé trainer près d’une poutre non porteuse mais néanmoins solide
J’en suis donc au moment du mijotage. J’essaye de pas trop y penser. Je me gargarise de réussite certaine parce que le cas échéant je sauterais direct à l’étape 8 et bon bof quoi.
Pour les curieux, un DPO en terme de matière rédigée ça donne :
- le doc de support et par défaut des univ : 29 pages (le dossier vide en fait 5 mais y a un truc un peu trompeur où on invite indirectement le candidat à relier son parcours pro au référentiel du diplome et c’est assez foliophage)
- le parcours professionnel (incluant ma démarche personnelle et oui vive les métiers passion et autres passions métier) : 3 à 4 pages sont réquises, j’ai difficilement trouvé moyen d’en faire moins que 12 mais n’allez pas croire que ma vie est captivante pour autant (rappelez-vous : je suis la no-life qui envoie un DPO un 1er janvier à 2h30 du mat)
- la lettre de motivation : ici l’université en demande 2 pages, petite forme je n’en ai écrite que 3 mais bon on aime tous tellement les lettres de motivations qu’on se comprend.
- le CV : 8 pages en semi détaillé
- les annexes : 9 pages pour la beauté du geste
Au final, il y a un responsable de master qui a entre ses mains une soixantaine de choses à lire mais heureusement pour lui il ne souffrira jamais autant que moi pour les écrire.
Ok j’ai vraiment eu du mal avec le DPO. L’exercice est périlleux, les indices sur le sujet quasi inexistants, la rhétorique employée très éloignée de la mienne. Bref, oui j’en ai bavé. Pourtant c’est un exercice qui m’a certes demandé énormément de temps et d’énergie mais que je ne regrette pas (soyons honnête j’aimerais que ma demande soit acceptée, je ne fais pas les choses sans raison non plus) car cela m’a permis de prendre conscience de ma passion pour les interfaces et les rapports que les humains entretiennent avec celles-ci. Oui cet exercice de style m’a beaucoup appris pour moi et je le recommande à beaucoup de gens autour de moi. Je pense malgré tout que malgré toute mon énergie et ma motivation je n’aurais pas réussi si je n’avais pas été poussée par bon nombre de mes amis bien qu’ils ne croyaient pas vraiment à l’utilité du projet donc je leur suis encore plus reconnaissante qu’à mon cerveau (après tout lui il a fait que son taf ^___^). Quant aux 2 mois pour attendre la réponse et bien je ne m’en plains pas, ça me laisse le temps d’oublier toute cette masse de travail et ça me permettra surement de mieux accepter une réponse négative et d’être plus remontée en cas de réponse positive.
Nota pour les motivés de la VAE : si les docs livrés au DPO vous intéresse, n’hésitez pas à demander je vous envoie tout ça.
* : et de l’automne et un peu de l’hiver (et oui ça a pris du temps apparemment)
Pour tous ceux qui ont commis l’outrage de me louper en octobre dernier au IBM Forum et pour tous ceux qui auraient besoin d’une piqûre de rappel : la vidéo de ma mini-conf à ParisWeb !
Nota : je serai en juin à l’Olympia, pensez à acheter vos billets !
Au boulot les cerveaux ! (Virginie Caplet)
envoyé par parisweb. – Vidéos des dernières découvertes scientifiques.
Encore une fois merci à tous ceux qui sont venus, tous ceux qui m’ont soutenue, tout le monde quoi #sharethelove
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/Sur-le-plafond.mp3
Mansfield TYA – Sur le plafond
VS.
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/02-No-Ceiling.m4a
Eddie Vedder – No Ceiling
Nagi Noda – Ogiyahagi
Pas plus tard qu’hier je suis tombée sur mon HanPanda (ou plutôt mon HanMouton haha) et punaise c’est fou comme le génie de Nagi Noda manque à notre époque. Enfin ptet que je devrais pas parler pour une époque alors je vais parler pour moi : elle me manque. Je connaissais mal son travail avant qu’elle parte, j’avais même un peu ri des HanPanda chez Colette (parce que c’était chez Colette donc vilain contre sens, voyez) et en fait j’avais tort : tant de diversité, tant de technique et de ruse, tant d’originalité, bref un long travail inspiré et inspirant.Bon bien sûr certains ont essayé de se saisir de la patte de l’artiste mais rien n’y fait et c’est tant mieux. Son absence me rappelle qu’il y a encore tant à faire (et aussi à refaire, haha).
Voici la version simple (= non explicitée notamment pour les exemples) de ma présentation faite à ParisWeb le 15 octobre dernier.
Lien pour y accéder depuis SlideShare : Au boulot les cerveaux !
Je remercie chaleureusement tout ceux qui sont venus. J’espère que cela vous a donné envie d’en savoir plus sur le sujet et qu’hier en reprenant le travail vous avez eu une petite pensée pour vos cerveaux gauches et droits.
Annonce : A saisir 4 kg de noix fraichement cueillies. Compter quelques noix peintes par-ci par-là, cela n’altère en rien la gustativité de ces fruits à coques.
De retour de ParisWeb. Difficile d’arriver jusque Paris à cause de grèves et de mon organisation désastreuse (et de ma garde robe pour 10 jours diront les mauvaises langues). Difficile de quitter Paris à cause de tous ces gens formidables qui n’ont rien trouvé de mieux qu’à se mettre sur ce désert quotidien qui me sert de chemin. Je les en remercie. Bref de retour de ParisWeb.
Un sujet émane. Rien à voir avec l’accessibilité. Rien à voir avec CSS3. Non ça cause pas d’HTML5 (et pourtant « ça poutre », c’est Paul Rouget lui-même qui l’a dit). Ça pourrait s’apparenter à l’expérience utilisateur mais en fait non. Voila que ça cause décolleté.
Je songe à mon rapport à ce grand symbole féminin et puis aussi à sa place dans notre société. Sûre que les seins ont su trouvé leur place dans notre société, moins sûre que chacun sache comment se tenir face à cette arme de destruction lassive.
Avant de travailler dans le web (en 2001), j’ai bossé en usine. Hormis les galères quotidiennes de vestiaires (aucun pour les femmes) et l’humour douteux je n’étais pas à plaindre. On aurait même pu dire que je faisais ma loi puisque je comptais aussi parmi les plus jeunes. Ainsi mon caractère et ma féminité assez limitée étaient très vite un rempart infranchissable.
Par la suite, j’ai aussi fait ma maline en fac de maths. J’étais donc la seule fille au milieu d’un troupeau de geeks à toutes les sauces. Ce que je retiens de cette époque c’est que d’un côté être une fille dans un milieu aussi masculin (mais faiblement viril) ça peut passer pour un inconvénient pour certains et un terrible avantage pour d’autres. J’estime m’en être plutôt bien sortie mais non sans mal : il faut trouver sa place (le geek même pris au berceau n’est pas complètement niais il comprend vite qu’un mec et une nana c’est pas pareil). Il faut être très sympathique mais pas trop : dépassez la ligne imaginaire et vous êtes une allumeuse (ça c’est le mot gentil). Un camarade un peu frustré, un amphi un peu chahutant et vous êtes immanquablement cataloguée d’un qualificatif beaucoup moins poli qui vous propocure une réputation pouvant être lucrative dans certaines rues éclairées au néon dans la capitale. Finalement ma plus grande déconvenue n’est pas venue de ma fratrie masculine qui m’a adoptée en 3 mois (non sans mal puisqu’une baston en plein TD de maths fût nécessaire) mais plutôt des quelques filles disséminées dans les différentes options de mon UFR. Ne trouvant d’explication à mon manque de popularité malgré le sacro-saint principe de la solidarité féminine, je m’enquiérais auprès d’un ami assez populaire auprès de ses dames. Son verdict était sans appel : « elles te détestent, tu es la seule fille au milieu d’un tas de mecs et c’est abusé ton comportement ». Je n’avais bien évidemment pas choisi mon unicité aussi je fonçais tête baissée régler ce malentendu. Terrible erreur, je me retrouvais face à un mur : les filles ça traîne en meute et j’y laissais bientôt quelques plumes ainsi que ce genou si précieux qu’était l’orgueil. J’en fis malgré tout mon deuil, j’avais un bon groupe d’amis dans ma promo et nous avions convenus d’utiliser ma féminité à bon escient (négocier les retards de rendu en embrouillant le prof de projet avec des histoires super compliquées, soutirer des infos au prof d’algo en lui demandant de me raconter sa vie dans les années 60, motiver les 2ème années à nous aider sur le moteur de rendu pour notre projet de fin d’année). Nous en riions tous et j’étais tellement convaincue que jamais ô grand jamais je n’aurais à composer avec une quelqu’autre part de ma féminité et encore moins avec celles d’autres personnes du soi disant sexe faible.
Bon bien sûr depuis la vie m’a appris qu’il ne fallait pas dire « fontaine ». Autant mon année d’apprentissage chez FT se passa sans l’ombre d’un problème concernant les rapports hommes-femmes (sauf sur l’IRC, S t e f si tu me lis…) autant les choses se corsèrent lorsque je fis mon apprentissage à L’Oréal.
L’Oréal. Où tout ce qui brille est or (ou en argenterie de chez Christofle). L’Oréal c’est la femme dans toute son obscénité. L’Oréal c’est le mariage de la sensualité et de la viande jusqu’à la lie. L’Oréal c’est le bon esprit chrétien des jeunes filles chastes et la remontée de ce jus corrosif qu’est la perfidie qui ulcère tous les organes. Bref L’Oréal c’est une boîte de femmes (avec un petit f).
L’état d’esprit propre à L’Oréal s’appelle l’oréality. Et bien en 2 années l’oréalité, m’a appris être une mysogyne sans vergogne. Quel rapport avec les décolletés me direz-vous ? Et bien les femmes m’ont appris qu’un décolleté généreux n’est pas un drame si vous êtes mariée ou enceinte (ah oui toute femme enceinte doit surtout se garder de rendre discrète sa poitrine gonflée, il faut montrer, mettre sous le nez au café et proposer une goutte de lait). Par contre c’est un crime si vous êtes célibataire ou divorcée. Ce qui m’a surprise ce ne fut pas d’entendre ce propos une fois mais de le découvrir comme un leitmotiv joint au code vestimentaire (ah oui aucun vêtement sans manche n’est autorisé au sein des locaux, ils vous fourniront un gilet si vous oubliez, même s’il fait 40°) Et voici que toutes mes walkiries étaient là, fermes (et oui la gym c’est une religion) et fortes. Prêtes à en découdre avec le premier mâle qui ne dirait pas oui plantant son nez dans leur décolleté (rien n’est plus insultant pour une femme consciente de sa poitrine que l’inconscience de son entourage à ce sujet, pourtant faites lui remarquer la douce rondeur de ses petits fruits délicieux et vous serez à jamais perdus – nota : de toute évidence c’est là ce qu’on appelle de l’ordre de la logique féminine, fuyez). Un apprenti étant là pour apprendre le milieu professionnel, il était apparemment de bon ton de me seriner avec ce tissus de conneries. Ainsi il n’était pas rare qu’on s’insurge de mon dégoût pathologique pour le mariage (et qu’on s’indigne de la complaisance de mon petit ami qui ne me demandait toujours pas en fiançailles, vivre dans pêché oui mais pas plus de 6 mois voyons), qu’on s’étouffe de mon manque d’intérêt pour ces choses raffinées qui vous rythment une journée de travail comme les chaussures de créateurs, les ventes privées de couturier et la planification des vacances à Goa, qu’on s’immole lors de mes prises de position sur la discrimination sexuelle au travail mais de la part des femmes à l’égard de leurs égales (pour la petite histoire : la DRH France était un jour venue me voir avec un CV comprenant une photo de la candidate. Amusée elle me dit « regardez donc, vous en pensez quoi ? » étonnée je lis le CV en diagonale que je trouve très intéressant. elle « mais non vous n’y êtes pas : vous trouvez pas qu’elle a la plus belle bouche à pipe de tous les temps ? Roh on a pas de taf pour elle mais y en a qui aimeraient bien la rencontrer haha » je lui demandais comment la politique groupe répondrait à un tel comportement si elle était un homme et elle me fit savoir que si elle était un homme elle ne serait surement pas à ce poste).
Bon L’Oréal c’est à la prise de position non sexiste ce que Koh Lanta est à la boulimie donc je restais quand même prête à changer d’avis sur les rapports femmes-femmes. Cependant les années ont passé et rares fût les fois où la nature féminine m’a surprise. En tout cas, en France. Parce qu’en Australie, boudigiou c’est différent. En Australie les lois anti-harcèlement sont telles que les hommes ne portent pas le regard sur les femmes. Elles portent des robes suffisamment courtes pour qu’on entrevoie le dessin de leurs fesses lorsqu’un brin de vent s’hasarde joyeusement et pourtant vous ne verrez que les Européens tourner la tête et sourire hébétés. Un Aussie continuera sa route. Pire si un Aussie et une femme doivent passer au même endroit (une porte) et que celui-ci est trop étroit (une simple porte quoi) et bien celui-ci n’hésitera pas à bousculer la femme car après tout ils sont égaux. En Australie les hommes sont devenus des proies. Les femmes chassent et leur mission est de rapporter un morceau de viande au lit. Le hic c’est que le morceau de viande ne tente tellement rien qu’il faut même lui donner des ordres (nan mais vraiment sinon il reste assis sur le lit et il attend, j’ai des copines brésiliennes qu’ont faillit s’en jeter d’une falaise). En Australie (et surtout à Melbourne) les femmes chassent aussi les femmes (dieu que j’ai aimé cette ville et qu’est ce qu’elle m’a aimée). J’avais pas mal fréquenté les soirées clyto à Paris et j’étais une habituée du « je te déshabille du regard mais ne le prends pas trop personnellement ». En Australie c’est différent pas besoin de soirée et de code convenu : n’importe où et n’importe quand les femmes chassent (sauf au travail, c’est le monde à l’envers !). La première fois j’avoue avoir été particulièrement décontenancée et être partie en courant du tram. La 2ème fois aussi (mais qu’est-ce qu’elles ont toutes avec le tram?). Les autres fois c’était plus sympa, je devais pas avoir les bonnes chaussures pour me barrer en courant. Alors qu’en France on considère les hommes comme tous-puissants par rapport aux femmes, en Australie c’est l’inverse et quand une femme se conduit comme un homme (ou plutôt comme un macho car tous les hommes ne sont pas des rustres) et bien c’est pas plus rassurant.
Pour en revenir au décolleté. Je ne m’en cache pas j’aime ce qui est joli. J’ai souvent de mes consoeurs de merveilleuses images qui me glissent sous les yeux et j’aime concentrer mon regard dessus pour graver dans ma mémoire ce doux souvenir ainsi que les évocations toutes aussi rondes. A la différence de mes confrères, je m’en sors toujours hardie. Comme j’expliquais à Jo pas plus tard que ce midi j’ai 2 attitudes selon l’affection que je porte à la personne (ou à la poitrine) :
- si j’aime bien la dame
« j’envie ta poitrine, je rêverais d’en avoir une comme ça » c’est souvent c’est compris comme « je voudrais les mêmes » et pas comme « j’aimerais les avoir sous la main le matin au reveil » (pis bon je drague pas toutes mes copines quand même, je me garde une préférence pour les garçons apparemment)
- si je n’ai pas d’affection pour la dame en général ça donne :
« ah oui désolée je bloquais sur ta peau : tu devrais éviter le soleil un petit moment ça t’a vraiment affaissé les cellules et on voit que la base a souffert » = tes seins tombent c’est affreux (en général la majore doute tellement d’elle qu’elle rentre vite se changer, pifpaf fallait pas me faire remarquer que mes yeux avaient glissé)
Bref en résumé : retenez que tout décolleté vit aux dépens de celui qui le regarde.
(et oui tout ça pour ça, mais je ne pouvais résister à une petite digression sur la poitrine)
Back from ParisWeb. Quelques morceaux tournent en boucle dans ma tête.
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/GaltMacDermot-CoffeeCold.mp3
Galt MacDermot – Coffee Cold
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/13-Toothpaste-Kisses.mp3
The Maccabees – Toothpaste kisses
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/06-Dancing-the-whole-way-home.mp3
Miss Li – Dancing the whole way home
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/Audience.mp3
Cold War Kids – Audience
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/01-The-Death-of-Lhakpa.mp3
A Filleta, Lama Gyurme, Lodoe Tséring – The Death of Lhakpa
«Time flies like an arrow. Fruit flies like a banana.»
Groucho Marx
Comme promis : mes feuilles de temps modifiables, distribuables et surtout UTILISABLES à volonté !
Timesheet – PDF (40ko)
Et souvenez-vous : sharing is caring !
Bon ok par « boat » vaut mieux entendre « galère » voire carrément « radeau de la méduse » (encore un week-end passé dans la paperasse, quand je serai maître du monde on se chauffera tous au cerfa).
J’avais envie de partager 5 (edit : on me dit dans l’oreillette qu’il y en a 6 en fait) morceaux parmi ceux qui tournent en ce moment quand je travaille.
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/01-Scissors.mp3
Melissa Laveaux – Scissors (j’aurais bien mis My boat histoire d’être un peu raccord avec le titre du billet mais bizarrement cette piste a disparu de mon disque dur et j’ai la flemme de chercher dans mes cd… vous savez ce truc plat et rond…)
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/13-After-laughter.mp3
Wendy Rene – After Laughter (ok je triche un peu c’est une chanson extraite de mon top 5 mais ça m’empêche pas de l’écouter très régulièrement et de toujours l’apprécier depuis maintenant plus de 10 ans)
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/Nouvelle-Vague-Master-and-Servant.mp3
Nouvelle Vague – Master and Servant
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/Gonzales-take_me_to_broadway.mp3
Gonzales – Take me to Broadway (bon j’aime pas trop cette version mais là aussi grosse flemme de fouiller dans les cd)
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/07-The-Truth.mp3
Handsome Boy Modeling School – The Truth
http://www.cheekfille.com/dailyblog/wp-content/uploads/2010/10/Massive_Attack_-_Paradise_Circus.mp3
Massive Attack – Paradise Circus
C’est simplement fait mais ça reste joliement fait. De toute façon dès qu’il y a une tête de mort dans la rue moi je valide